Country Loving

Peut-être que beaucoup de choses s’expliquent si on pense à cet été de mes 15 ans.

Un bled, à 3h de Chicago.
Une ferme. Du maïs à perte de vue, plus haut que moi.

Ces semaines languissantes. Une sorte de paradis.

Nous mangions bien, plutôt à l’européenne car les racines italiennes y étaient bien implantées. Mais mon souvenir le plus vif, genre Technicolor Dolby Surround : les cookies.

Je crois que j’en sifflais en continu, les énormes bocaux en verre les nichant remplis dès que le niveau baissait. C’était nouveau, inégalé, inégalable.

Ça n’étonnera personne qu’ils soient blindés de pécans.

La vie était douce, pleine de kermesses musicales, de potluck et de cookies.

La perplexitude devant le Sherry Coke avec une boule de glace dedans. Quand même. Sont bizarres à la grande ville.

J’avais la TV dans ma chambre et je découvrais les stand-up et les tonight show. Le tout début des Simpson (c’est là que tu sais que je suis vieille), les diffusions de Booker que me passais en boucle pendant que les autres étaient à la messe, et une ribambelle de films à découvrir.

La vie était pleine de rideaux à volants comme dans les maisons de poupée. Tout était cosy, dans cette petite bulle de mes 15 ans.

Et aujourd’hui, je regarde le cooking show de Molly Yeh, la food bloggeuse et cookbook author, en direct de sa super cuisine vintage country. Dans sa ferme in the middle of nowhere.

Rendons-nous à l’évidence : sans vraiment m’en rendre compte, depuis presque 30 ans, j’ai été captée par une certaine ambiance.
J’appelais ça « English Country » mais, finalement, ça a plutôt une gueule de Midwest.

Les boîtes à cookies rétro, la boîte à pain chiffon pink, le kitchenaid jaune milkshake, la hotte en bois : tout crie « j’ai laissé mon cœur dans in the cornfields ».

J’ai même une horloge murale en forme de ferme avec ses animaux et un cochon qui se balance (mari a honteusement mis son veto parce que ça fait tic tac, JE M’INSURGE).

La cloche à gâteau, la boîte à thé, les poignées de porte, le plateau de fruits. Tout est incriminant. J’ai même toujours la nappe à fleurs en vynil de ma mère.

Les murs sont jaunes, la cuisine crème, le meuble baroque de ma grand tante londonienne trône dans le salon.

J’ai les poêles en fonte (cast-iron skillets). Les moules à Bundt. Les Mason Jars (bocaux en verre).

Mais là où je suis tombée de ma chaise, c’est quand j’ai vu que Molly a exactement les mêmes bols Pyrex vintage que moi (Cinderella Bowls). What are the odds??

Foutue pour foutue, j’ai commandé les moules à cornbread en formes d’épis de maïs que je convoitais depuis perpette.

Alors, si tu me cherches, je suis la fille qui remplit la boîte à cookies.

That’s how I roll.

** le show passe sur the food network, inaccessible en Europe mais trouvable en streaming

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Ladolcevita...oupas dit :

    Ooooh mais c’est qu’il y a de la confidence sous les miettes de cookies !
    J’me disais bien que t’avais un coté american !
    Cette horloge murale, que la tante canadienne du mari avait offert lorsqu’il était presque imberbe, trônait dans la cuisine du papa du mari, elle m’angoissait un peu avec son tic tac, j’comprends ton mari !!!!
    Tes cookies, tes poêles en fonte et tes superbes moules,… me font vivre le rêve américain !

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    1. wondermoumou dit :

      Attends, il veut rien du tout au mur #NanMaisHo ! 😜😜

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