Cause Toujours (Cookie Science Project n°3)

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Quand j’écris une recette, je crois souvent être claire. En tous cas, j’essaie de laisser le moins de place possible à l’interprétation pour guider la lectrice.

Le but étant : que tu ne perdes pas ton temps, énergie, tes sous, ton sang-froid ET que tu puisses obtenir un résultat, jamais équivalent, mais proche de ce que je décris.

J’hésite toujours à me répéter sur la technique de billets en billets, histoire que ça soit pas chiant. Mais j’explicite un maximum : les ingrédients, les quantités, les méthodes, les alternatives, la cuisson, le service et la conservation.

Et pourtant, #PAF, dès que c’est sorti, ça m’échappe. Déjà parce que je suis humaine et que j’ai pas d’assistant pour faire la vaisselle et me relire et donc des fois : je suis quand même pas assez claire. Puis j’évolue et je peux pas rééditer tous les anciens billets moins à la pointe.

Surtout, fidèle lectrice, une fois que tu t’appropries le billet, c’est toi qui lis la carte, avec tes lunettes à toi.

Te voilà libre de faire de l’origami ou du jazz fusion avec la recette. Ce qui est très bien, l’important étant : que ça te plaise.

Le vrai hic, je crois, c’est quand on croit parler des mêmes choses et, qu’en fait, pas du tout. Quand j’écris chocolat et que tu entends : cacao. Ou beurre fondu à la place de beurre crémé. Que tu changes le format du moule mais pas la cuisson. Bref toutes les manières dont on peut radicalement modifier une recette, sans s’en rendre compte.

C’est un peu l’origine de cette série Cookie Science Project : pouvoir s’appuyer sur un bagage commun et se comprendre vraiment.

Pour que toutes les libertés se prennent en étant consciente de quitter la carte pour explorer. Éviter les déceptions et les découragements.

J’ai parfois l’impression de vous casser largement les pieds avec tout ça mais songe à la noblesse de l’entreprise : te permettre de profiter pleinement de ta liberté de jouer avec une recette, de la déconstruire pour mieux la faire « toi ».

Plus j’échange avec vous, plus je me rends compte que le diable est dans les détails. Et que ce qui me paraît évident ne l’est absolument pas pour quelqu’un d’autre.

C’est un peu un travail d’équilibriste, d’essayer de construire ce savoir commun ensemble. Et j’ai besoin de vous !

Quelles sont tes questions pâtissières : LE truc où tu t’es rendue compte que tu pigeais pas quand une recette en parle ? Ou que tu appliques sans comprendre ?

Je ne répondrai pas directement aux questions mais ça viendra nourrir et orienter les prochains billets.

Je t’attends, je pose un cookie sur la table, un verre de lait et un bout de papier. VIENG !!

14 commentaires Ajouter un commentaire

  1. aevoleblog dit :

    Préchauffer ou ne pas préchauffer le four ?
    Certaines recettes précisent bien de le faire, d’autres de NE PAS le faire, et d’autres ne disent ni l’un ni l’autre ce qui laisse environ une chance sur deux de se tromper, si je sais encore un peu compter. Ou deux chances sur deux quand on n’a pas d’bol ^^

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  2. Carine dit :

    La farine & son T+chiffre; d’une recette à l’autre, cela varie (ou des fois, c’même pas précisé !) & cela me laisse perplexe… Car je ne sais pas trotrop quelle différence il y a entre T45, T55 & T65 (avec les T >100, non plus, hein ). Je mets un peu ce que j’ai; parfois ça marche & parfois cela reste expérimental !

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  3. Muppet dit :

    Alors moi c’est les moules: avant toi, j’ai jamais pensé que le choix du moule pouvait avoir une incidence. Du coup j’avais un seul moule et roule ma poule…

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    1. PanPan dit :

      Le choix du moule, c’est une grande question ! :-)

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    2. Carine dit :

      Han merci 🙂 Tout était déjà écrit 🙂

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      1. PanPan dit :

        Y a trop de billets 😂😂

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  4. Raton Laveur dit :

    Cassonade?!? Ca veut dire quoi ? Cassonade Graeffe, toute blonde celle qui sent les crêpes avec des petites billes plus foncées dedans que même je la mange à la cuillère? Cassonade brune, au sucre de canne, ou même cassonade blonde de canne, celle que je comprends même pas qu’on appelle ça cassonade parce que en vrai il n’y a que la graeffe avec son enfant flippant dessus qui soit de la cassonade ? Ou alors un il s’agit d’un sucre dont j’ignore l’existence… Bref quand il est mis cassonade, j’ai toujours un peu envie de pleurer, et puis après je fais des choix au hasard en râlant entre mes trois paquets.

    Merci pour tout!

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    1. PanPan dit :

      TRÈS bonne question :-) Merci à toi !

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  5. MarionB dit :

    Alors moi ce qui me stresse à tous les coups: lire « caramel » dans une recette. Je ne me fais pas confiance pour juger de la couleur.
    La cuisson aussi, dans une recette anglaise si je lis « when it’s set but still wobbly » j’ai des sueurs froide!
    Merci beaucoup pour tous tes conseils!

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    1. PanPan dit :

      Le caramel, ce graal !! Le plus dur, c’est de dépasser sa peur finalement :-) Y a des recettes sur #OwiOwi, est-ce qu’il y en a une qui t’aiderait à te lancer ? Et les repères « sensoriels » de bonne cuisson, c’est une très bonne question ! Merci à toi :-)

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  6. Toto dit :

    Ce qui me frustre dans les recettes c’est quand elles disent « un œuf » quand 80% du temps c’est « un blanc d’œuf » et le reste du temps l’œuf entier.

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    1. PanPan dit :

      Ça c’est effectivement très imprécis…

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